Département des relations ecclésiastiques extérieures
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Rencontre entre le patriarche Cyrille et l’ambassadeur d’Iran en Russie
Service de communication du DREE, 30.07.2026. Le 30 juillet 2026, le patriarche Cyrille de Moscou et de toutes les Russies a reçu au monastère Saint-Daniel de Moscou l’ambassadeur d’Iran en Russie, Kazem Jalali.
L’Église orthodoxe russe était représentée à la rencontre par l’archiprêtre Igor Vyjanov, vice-président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, et l’archiprêtre Serge Zvonariov, secrétaire du DREE chargé des affaires de l’étranger lointain.
Le chef de la représentation culturelle de l’ambassade d’Iran, Abdolzera Rached, le conseiller de l’ambassade, Khodjatoul islam val-musleïm Makhdi Bakhtavar, et l’attaché culturel, Zakhra Rachidbeïgui, participaient aussi à la rencontre pour la partie iranienne.
Le primat de l’Église orthodoxe russe a chaleureusement souhaité la bienvenue à son hôte, revenant sur leur dernière rencontre : « Nous avions parlé des relations bilatérales, de l’importance du dialogue entre nos religions. Je suis très content de reprendre notre dialogue fraternel et nos contacts. »
L’ambassadeur a remis au chef de l’Église orthodoxe russe un message de l’actuel dirigeant de l’Iran, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, dans lequel celui-ci remercie Sa Sainteté de ses condoléances à la suite du meurtre, en février dernier, de son père, l’ayatollah Ali Khameni, ainsi que de ses félicitations pour son élection au poste de leader de la République islamique d’Iran. Le message souligne aussi l’importance des liens profonds entre les peuples russe et iranien et la nécessité de les poursuivre et de les élargir.
« C’est avec douleur que j’ai apprends les souffrances que causent aux peuples les confrontations armées qui se poursuivent dans différentes régions du monde. Je compatis, naturellement, à ce qui se passe en République islamique d’Iran, a déclaré le chef de l’Église orthodoxe russe. Je prie pour ceux qui traversent de dures épreuves, pour ceux qui ont perdu des proches et pour que la paix et la justice reviennent prochainement. Je crois que même dans les moments les plus difficiles, il nous faut conserver une aspiration au dialogue et au respect mutuel, contribuer de son mieux à la cessation des violences et des conflits, pour que la paix et la concorde règnent entre les représentants de nos religions. »
Le patriarche a donné une haute évaluation du dialogue qui se poursuit entre l’Église orthodoxe russe et l’Iran : « La Commission de dialogue entre l’orthodoxie et l’islam, que nous avons créée, met en évidence la proximité de nos positions sur de nombreux problèmes de la modernité. Ce dialogue se poursuit depuis des années, mais la Commission n'a pas perdu son actualité. La raison en est peut-être que nous ressentons cette concordance d’opinion des musulmans et des orthodoxes sur de nombreuses questions à l’ordre du jour. »
Sa Sainteté a énuméré les points sur lesquels le point de vue des musulmans et des orthodoxes coïncide et ceux qui permettent d’envisager la poursuite ultérieure du dialogue : la morale, le rôle de la religion dans la vie publique, la famille et le mariage. « Il est très important que nous, représentants des religions traditionnelles, conservions les commandements de Dieu, préservions les valeurs dont l’anéantissement que mener à celui de la personne humaine et toute la société », a souligné le patriarche.
Sa Sainteté a aussi constaté l’importance du dialogue entre les professeurs des écoles religieuses iraniennes et ceux de l’Académie de théologie de Kazan, dialogue qui a déjà eu des résultats pratiques et continuera à contribuer au développement des relations bilatérales.
Pendant l’entretien, l’ambassadeur Kazem Jalali a mentionné que des responsables russes avaient pris part à la cérémonie des funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei, notamment le vice-président du Conseil de sécurité, Dmitri Medvedev. Des leaders musulmans russes et des représentants de l’Église orthodoxe russe y avaient aussi pris part.
« De jour en jour, les relations, les liens et les contacts entre la Russie et l’Iran se développent, a constaté K. Jalali. Pourquoi ? Parce qu’ils soulignent les valeurs humaines et le fait que ce qui nous unit surtout, c’est la diffusion de la spiritualité dans le monde. »
La famille en tant qu’institut, la paix et la justice sont aussi des valeurs qui unissent les deux nations, a souligné l’ambassadeur d’Iran. « Nous vivons en ce moment un âge d’or dans nos relations, et nos dirigeants se comprennent bien. Nous sommes heureux que l’islam et l’orthodoxie entretiennent de bons rapports, des rapports solides », a résumé Kazem Jalali.
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