Département des relations ecclésiastiques extérieures
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Le patriarche Cyrille rencontre l’ambassadeur d’Irak en Russie
Service de communication du DREE, 28.05.2026. Le 28 mai, Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toutes les Russies a reçu à la résidence patriarcale et synodale du monastère Saint-Daniel l’ambassadeur d’Irak en Russie, Abdoul-Karim Hachim Moustapha.
L’archiprêtre Igor Vyjanov, vice-président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a assisté à la rencontre.
Accueillant le diplomate, le patriarche Cyrille a constaté que l’Église orthodoxe russe entretenait depuis longtemps de très bonnes relations avec le monde musulman : « Une importante communauté musulmane vit en Russie, et, tout au long de notre histoire commune, il n’y a jamais eu de conflits entre orthodoxes et musulmans dans notre pays. Ces bons rapports ont été éprouvés par le temps et par les événements historiques très durs qui se sont succédés dans notre pays. Il s’agit avant tout de la Seconde Guerre mondiale, dans laquelle les orthodoxes et les musulmans, citoyens de la Russie, se sont battus côte à côté contre le fascisme. »
L’Église orthodoxe russe entretient par ailleurs de bonnes relations avec les musulmans de beaucoup de pays, en premier lieu avec ceux du Proche et du Moyen-Orient, de l’Égypte et de différents pays de ce qu’on appelle le « tiers monde », a souligné Sa Sainteté.
Le patriarche Cyrille a souhaité à son hôte un bon séjour en Russie et que celui-ci contribue au développement des bonnes relations entre l’Irak et la Russie. « La majorité absolue des citoyens russes est bien disposée envers les représentants de l’islam et a de la sympathie pour eux. »
L’ambassadeur Abdoul-Karim Hachim Moustapha a salué le chef de l’Église orthodoxe russe et l’a remercié de l’avoir reçu.
Les relations entre la Russie et l’Irak se développent depuis plusieurs décennies, a souligné le diplomate : « L’Irak a été l’un des premiers pays musulmans à établir des relations avec l’Union soviétique. C’était en 1944. En 1958, la monarchie a été abolie en Irak, remplacée par un régime républicain. En 1971, Saddam Hussein a conclu avec l’URSS le premier accord d’amitié stratégique entre nos pays. Au début des années 2000, différentes difficultés se sont élevées, plusieurs entreprises russes ont quitté l’Irak à cause des sanctions décrétées par les États-Unis. La situation a un peu changé aujourd’hui, nous maintenons des relations économiques et, sur le plan politique, tout va bien. »
Par ailleurs, la Russie et l’Irak sont des pays dont les peuples confessent une religion monothéiste, ce qui les unit, a remarqué M. Moustapha. Selon lui, en dehors de la majorité musulmane, il existe en Irak une grande communauté chrétienne. Il a ajouté espérer que les trois religions abrahamiques seraient un jour représentées en Irak.
L’ambassadeur a aussi remarqué qu’il avait déjà travaillé à Moscou de 2004 à 2007. « Lorsque j’ai appris que j’allais revenir à Moscou, j’ai eu le sentiment que j’allais rentrer chez moi. Ma mission ici est importante. J’espérais rencontrer Votre Sainteté, c’était l’un de mes principaux souhaits. »
« L’un de mes objectifs, ici, est de contribuer au développement de la communauté de l’Église assyrienne de l’Orient, qui se compose aussi bien de Russes que de personnes d’origine irakienne. Beaucoup descendent de personnes installées ici il y a un siècle, à cause des poursuites dont elles faisaient l’objet dans l’Empire ottoman. Heureusement, l’Église dispose aujourd’hui d’un bâtiment, construit dans le style assyro-babylonien, a ajouté Abdoul-Karim Hachim Moustapha.
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