Un monument en bronze de trois mètres, représentant saint Jean de Cronstadt, a été inauguré devant l’entrée de l’église Saint-Jean-Baptiste, à Washington (États-Unis). Le pasteur est représenté en vêtements sacerdotaux, tenant dans la main gauche un calice, qu’il désigne de sa main droite bénissante.

Le 8 septembre 2019, le monument a été béni par le premier hiérarque de l’Église russe hors frontières, le métropolite Hilarion d’Amérique de l’Est et de New York, dans le cadre des festivités du 70e anniversaire de la paroisse Saint-Jean-Baptiste, fondée en 1949 par saint Jean de Shanghaï et de San Francisco. La vie liturgique de cette paroisse a commencé par une liturgie dans un petit appartement privé, puis s’est poursuivie dans la chapelle de la Résurrection, au sous-sol de la cathédrale épiscopale nationale, enfin, quelques temps plus tard, dans un oratoire. En 1958, une église a été construite, remaniée en profondeur et consacrée en 1988.

« A compter de ce jour, notre paroisse acquiert un troisième patron céleste dénommé Jean. Le premier est saint Jean le Précurseur, Baptiste du Seigneur ; le second saint Jean de Shanghaï et de San Francisco, fondateur de notre paroisse ; et, désormais, le pasteur de toute la Russie, saint Jean de Cronstadt » a déclaré l’archiprêtre Victor Potapov, recteur de la paroisse. Cette année, on fête le 55e anniversaire de la canonisation de saint Jean de Cronstadt dans l’ERHF.

L’ambassadeur de Russie aux États-Unis, A. Antonov, était venu assister à la cérémonie. Un diplôme du Synode de l’Église russe hors frontières lui a été remis, en remerciement pour sa contribution à l’acheminement à Washington de la sculpture de saint Jean.

Le chef de la représentation diplomatique russe a qualifié l’inauguration de ce monument d’étape dans la consolidation spirituelle de la diaspora et dans l’affermissement de son unité, soulignant qu’il s’agissait d’un « évènement lumineux dans la vie spirituelle de tous les orthodoxes aux États-Unis. » Selon lui, « pour beaucoup d’expatriés, éloignés de la Russie, l’Église reste le seul îlot leur rappelant la patrie ».